Rebekah Lord Gardiner

Depuis mon arrivée en France, j’ai utilisé des principes issus de l’architecture comme point de départ pour appliquer des concepts d’échelle, de superposition de transparence et d’opacité, puis de mouvement. J’ai étudié des jardins « à la français », organisés de façon rigoureuse, tels que le jardin des Tuileries d’André Le Nôtre et le parc André Citroën de Gilles Clément, tous deux à Paris.

Les motifs sont appliqués avec singularité, par une perception subjective et des associations personnelles. Les vues aériennes des jardins « à la français » montent une simplification des espaces jusqu’à l’agencement de formes les plus basiques. Ces formes simplifiés que je manipule déplacent la perception que le spectateur se fait du paysage qui l’entoure. J’utilise des formes simples répétées pour créer d’autres formes complexes. Les structures peuvent provoquer une variété d’associations que chaque regardeur peut interpréter.

Par l’observation du paysage de Bretagne, un élément particulier m’intrique ; l’alignement des arbres. Mon installation utilise des cercles pour représenter les arbres. Les disques comme les dessins présentés contribuent à mon étude sur la transparence et l’opacité. Au début réalisées en couleur puis à l’encre en noir et blanc, ces images sont produites par superposition de couches de peinture diluée. Par cette transparences et cette superposition de formes simples, une profondeur s’ajoute entre les minces couches. Les formes opaques seraient comme une haie qu’un paysagiste plante afin d’attirer la curiosité du visiteur sur ce qui se cache derrière. Ces zones déterminent la composition générale des peintures, comme paysagiste français structure la nature en zones délimitées.